Sous le haut patronage de
Monsieur Emmanuel MACRON
Président de la République

Article originalement paru dans Aquæ – L’officiel Tourisme, Santé & Bien-être, numéro 157

Serge Pilicer ©DR

Beaucoup de gens annoncent la révolution de la santé et du bien être. Tantôt elle passe par la maîtrise des éléments liés au développement durable et au respect des ressources ; tantôt elle tient aux technologies de l’information qui permettront de maintenir et rationaliser les écosystèmes de bien-être.

En réalité, aucun des deux aspects pris séparément n’est suffisant pour améliorer notre politique de bien-être, soit pour assurer un développement économiquement viable, soit pour permettre l’optimisation du respect de l’environnement.

Même combinés, ils ne sont pas fiables sur la durée ou, au mieux, ne sauraient trouver des solutions que pour la prochaine décennie, le temps pour certains de s’en « laver les mains » et de reporter le problème sur les générations à venir !

En fait, aucun des deux axes, pourtant prometteurs, ne reconsidèrent l’aspect sociologique et nouvelle organisation de la cité pour la politique de bien-être. Rappelons-nous : cette politique de bien-être est devenue nécessaire et il s’agit de trouver une opportunité de monétisation pour répondre aux maux que la société moderne et post moderne nous font subir (fatigue, stress, burn out, conflits, etc.).

La vraie question, davantage courageuse que prospective, est la suivante. Devons-nous maintenir une politique aussi structurante de la politique de bien-être en continuant la création d’infrastructures de plus en plus imposantes qui, d’une main, répondent de plus en plus positivement à l’épineuse question de la gestion des ressources et des économies d’énergie dans la pratique ; et, de l’autre main, renverront à l’épineuse question de leur recyclage, car elles seront, dans 20 ans, obsolètes, impraticables et difficilement recyclables ?

Les vraies révolutions à mettre en marche sont les révolutions des mentalités et celle de la pédagogie que nous devons mettre en place dès le plus jeune âge pour éviter de créer des comportements négatifs et antinomiques, des postures au travail inadaptées dans des cadences de production « infernales ». Permettre aux premières heures de la vie la transmission de nouvelles valeurs dans la relation à l’autre qui réduiraient, empêcheraient l’émergence des maux de société qui mettent à mal les politiques de bien-être.

La politique de bien-être, pour se développer positivement, ne sera acceptable que si elle intègre le bénéfice sociologique avant la recherche de l’équilibre économique.

Serge Pilicer
Président fondateur des EITF – Membre du comité stratégique d’Aquæ Panorama


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